Les ensevelies

Festival Nouvelles Écritures

En ligne du 26 avril au 8 mai 2021
Billets disponibles sous peu

Les ensevelies

Une toute nouvelle pièce, écrite par Caroline Bélisle (Écriture dramatique 2020, Moncton, NB), créée par les finissants en Interprétation, Création et production et Scénographie, mise en scène par Sophie Cadieux.

  • En ligne du 26 avril au 8 mai 2021
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Ce spectacle s'inscrit dans le cadre du Festival Nouvelles Écritures. Voyez aussi: Avant que les bêtes nous dévorent

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Mot de l'autrice

On dit que quand les bourgeons apparaissent, Perséphone est rentrée à la maison.

J’ai toujours été hantée par l’idée contraire : quand l’hiver approche et que tout arrête de croître, Déméter s’assèche. 

Les ensevelies, c’est l’érosion sur les âmes de celles qui restent quand les tragédies se terminent. C’est l’indomptable déferlement de méfiance avec lequel elles s’arment devant la cruauté du monde. C’est l’apprentissage obligé qui les guette toutes au prochain détour dans ce monde où la perte de l’innocence arrive comme une morsure. C’est la volonté de continuer à abriter des espoirs sans date de péremption même quand les fruits de notre labeur commencent à pourrir. C’est un hommage à la force radicale des femmes qui virent les lacs et les forêts à l’enversmême quand elles se savent fragiles, même quand on les arrache à l’enfance, même quand la seule pensée des champignons les dévore.

 

Quel privilège immense de voir mon texte dans une mise en scène de Sophie Cadieux. Elle su déceler toute la légèreté, toute l’hostilité et toute l’humanité tapies entre les lignes. À toute la superbe équipe du spectacle, un gros merde, mais surtout un gros merci.

 

Caroline Bélisle, finissante en Écriture dramatique 2020

Caroline Bélisle (Écriture dramatique 2020, Moncton, NB) est une comédienne, autrice dramatique et féministe ben ben fâchée œuvrant principalement dans la région de Moncton, au Nouveau-Brunswick. Diplômée du programme d’Écriture dramatique de l’ÉNT en 2020, elle a également complété la formation en interprétation de l’Université de Moncton quelques années auparavant. Incisive et fataliste, elle se spécialise dans les comédies qui parlent de choses pas drôles et dans les drames faits avec rien.

En 2020, elle remporte le prestigieux prix Gratien-Gélinas pour sa pièce Les remugles ou La danse nuptiale est une langue morte. Elle écrit également une série de monologues pour le spectacle-déambulatoire Pépins, un parcours de petites détresses, une production de Satellite Théâtre dans laquelle elle a aussi prêté son corps et sa voix.

Sa pièce Dîner pour deux est produite par le Théâtre populaire d’Acadie, à Caraquet, lors de la saison artistique 2019-2020 et publiée aux Éditions Perce-Neige. Elle signe aussi toute la série de textes jeunesse racontant l’histoire de Nounours, le petit ours brun du Pays de la Sagouine. 

Plusieurs de ses œuvres sont lues au Festival à haute voix, au Festival Frye, au Festival de poésie de Caraquet, au Festival Acadie Rock et lors du Congrès mondial acadien.

Si elle était un animal, elle serait un tamias striatus, communément appelé petit suisse, pour des raisons évidentes, comme son intolérance aux bruits soudains, son pelage châtain et le grand défi que ça représente de la photographier en train de faire autre chose que manger.

 

Sophie Cadieux, metteuse en scène

L’autrice a déposée son texte 
dans une forêt étrange tout près d’ici, à 50 km ou 200 ans,
qui s’écartèle entre quatre saisons.
Elle a choisi ses mots comme on distille un poison.
Elle enveloppe de fleurs l’horreur.
Ses personnages cherchent refuge et repos devant la violence. 
L’écho est saisissant. Le sort des femmes ne se règle plus comme dans les contes de fées.

Quelle périple fascinant que de raconter Les Ensevelies de Caroline Bélisle.
Je m’incline pleine d’admiration devant les étudiantes et étudiant, les conceptrices et concepteurs. Elles et ils se lancent avec tant de ferveur et de conviction dans cette prise de parole.
Je ne peux passer sous silence cette formidable résilience qui les habite devant l’adversité de cette dernière année. 
Et pourtant, loin de les éteindre, je les sens vibrants et pulsants de vie et de questions, de doutes et d’audaces. 

Je vous souhaite des éclats de joie, du vent et des milliers de fleurs à l’aube.

Nous avons tous besoin de doux. 

- Sophie Cadieux, metteuse en scène de la pièce Les ensevelies

Présenté dans le

quartier-des-spectacles

Présentateur officiel

Dates

En ligne du 26 avril au 8 mai 2021

Détails sur la webdiffusion à venir.

Lieu

Enregistré au
Pavillon Monument-National
Studio Hydro-Québec
1182, boulevard Saint-Laurent
Montréal

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