Au cours de leur deuxième année d'étude, les étudiant.e.s du programme de Création et production réalisent un travail charnière de leur cheminement scolaire : le projet central. Il s'agit d'un projet de conception et de réalisation d'une production théâtrale, où chaque étudiant.e doit tout concevoir, de l'éclairage au son, en passant par les costumes et le décor.

Divisé en deux volets, il débute avec la conception sur papier de tous les éléments techniques d'une pièce de théâtre, puis se conclue de façon concrète sous la forme d'une production théâtrale réalisée individuellement dans une salle de l'ÉNT.

C'est la professeure Marie-Hélène Dufort, qui est en charge de l'accompagnement principal. Une équipe de coachs spécialisés dans les différents domaines de la production théâtrale est également présente tout au long du projet : Xavier Côté et Guillaume Simard (plans de construction et de décor), Anne-Catherine Simard (plan éclairage), Jill Thompson (costumes) et René Richard Cyr (regard externe et conseiller artistique).

Le 2 décembre dernier, les étudiant.e.s nous ont présenté leur approche respective du volet théorique du projet central. Quoi de mieux que de leur laisser la parole pour comprendre et profiter de l'ensemble de leurs efforts. Voici donc leurs regards par rapport au projet central théorique :


Qu’est-ce que sont les projets centraux ? 

Projets centraux théoriques - Jérémy

Jérémy Noël (Création et production, 2e année, Ottawa) : On s'est fait assigner, en septembre, une pièce de théâtre, Le Balcon de Jean Genet, avec une salle de spectacle de Montréal chacun. C'est donc la pièce Le Balcon pour tout le groupe, mais chacun a une salle différente. Ensuite, on est guidé à travers quatre mois sur toute la conception, à partir de l'analyse dramaturgique, les idées d'inspiration, jusqu'aux conceptions et toute la technicalité qui entre là-dedans, pour présenter un résultat final papier. Après les vacances des Fêtes, on monte le tout dans la salle André-Pagé.

Quel est l’aspect que tu as préféré faire et pourquoi ? 

Projets centraux théoriques - Zacharie

Zacharie Filteau (Création et production, 2e année, Laval) : L'aspect que j'ai préféré c'est l'éclairage. C'est certainement ce que j'ai le goût de faire, c'est ce qui m'allume le plus. Il y a plusieurs lieux qui sont évoqués dans Le Balcon, c'est très intéressant de les mettre en valeur de différentes façons avec l'éclairage. J'ai beaucoup aimé la scénographie aussi. J'aime beaucoup dessiner des plans, j'aime avoir des idées. Ça vient beaucoup en conjonction avec l'éclairage je trouve.

Quel est l'aspect que tu as trouvé le plus difficile ?

Projets centraux théoriques - Ophélie

Ophélie Lacasse (Création et production, 2e année, Chambly) : C'est surprenant parce que je suis dans un programme de production et on s'attend à ce que le son et l'éclairage soient plus faciles, car on devrait plus se concentrer là-dessus. Au final, ça a été le plus difficile pour moi, parce qu'on ne le voit pas, ce n'est pas tangible l'éclairage. Je ne sais pas si mon plan d'éclairage fonctionne, car je ne l'ai pas fait en vrai. J'ai des images d'inspiration, mais de voir si cela fonctionne, c'est cela que j'ai trouvé le plus difficile. Les sons aussi, c'est difficile à décrire. Aller chercher des images, c'est facile, mais des sons, c'est vraiment difficile à aller chercher. C'est beaucoup moins tangible qu'une image, donc cela a vraiment été la plus grosse difficulté pour moi.

Dans la conception théorique du projet, est-ce que tu t’es découvert des affinités avec certaines spécialisations du domaine de la production ? 

Projet central théorique - Cindy_Hero

Cindy Gagné (Création et production, 2e année, Victoriaville) : En faisant le projet, je me suis rendu compte que j'étais très, très, très visuelle et que j'aimais beaucoup la conception, ce qui rejoint peut-être plus l'aspect d'assistance à la mise en scène. C'est vraiment d'être plus proche de la création elle-même, plus proche des costumes et du spectacle en soi. J'ai beaucoup appris la technicalité de toute la production et de tous les domaines, mais vraiment, je me suis rendu compte que j'avais plus d'affinités avec le visuel.

Quelle est l’importance et rôle des coachs dans le projet central ? 

Projets centraux théoriques - Félix-Antoine

Félix Lefebvre (Création et production, 2e année, Montréal) : Les coachs qu'on a eus, tant au niveau décors, son ou éclairage, sont des gens qui, somme toute, ont été extrêmement importants dans notre parcours de projet central parce qu'à chaque fois que tu te poses des questions, ils sont toujours là. Ils sont toujours disponibles, autant par courriel que par téléphone, même des fois, carrément aller les voir en personne. Ce sont des gens où, pendant les cours, ils se sont penchés un à un sur nos projets. Si on avait des problèmes ou des questions ils pouvaient vraiment nous répondre alors c'est sûr que sans ces coachs-là cela aurait été vraiment, vraiment difficile d'accomplir certaines choses, surtout au niveau de la faisabilité du projet. Au niveau technique, ils étaient des atouts pour notre formation.

Quel est l’élément d’apprentissage qui t’as le plus marqué lors de la réalisation de ton projet central théorique ?

Projets centraux théoriques - Laure

Laure Anderson (Création et production, 2e année, France) : Je dirais que c'est au niveau de l'éclairage. Dans le sens où on a dû faire des plans, voir d'où partent les sources et voir comment elles viennent se poser sur le corps des acteurs, je trouve ça super intéressant. Au niveau lumière, j'ai vraiment appris et puis ça m'a permis de découvrir ce truc du sixième sens humain. Je n'arrivais pas vraiment à poser des mots dessus, mais c'est l'extrasensoriel. Ça vient me chercher plutôt au niveau sensitif que visuel, ça m'a vraiment marquée.

Quels ont été tes plus grands défis ? 

Projet centraux théoriques - Erika

Erika Maheu-Chapman (Création et production, 2e année, Montréal) : Il y a comme deux niveaux de défis, mais je pense que c'était d'aller au bout de ce qu'on pensait, d'aller au bout d'une idée, quitte à ce qu'on réalise que ce n'est pas ce que l'on veut faire. Pour ma part, j'étais vraiment collée au texte et je me mettais une pression quant à ce que cela voulait dire et de réinterpréter, puis de donner un sens à une pièce de théâtre. J'ai réalisé que la pièce est déjà faite, je n'inventerai rien. Je pense que le plus difficile était de pousser mon idée et de trouver ma liberté à travers ça. Je pense que je l'ai fait et que, un moment donné, j'ai accepté et j'ai fait des choix et ensuite le chemin était beaucoup plus facile.


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