TEC – Narss
— LE PROJECT
Concrètement l’œuvre qui sera créée est une installation vidéo, se déclinant en deux parties, composées de trois surfaces de projection et d’un système de son permettant une spatialisation simple. La première partie fut tournée cet été au Monument national dans la scénographie de Romain Fabre qui aurait dû être le décor de mon spectacle de finissant. On y suit le trajet d’un individu (JJ Houle) en prise subjective (c’est-à-dire comme si l’on pouvait voir par ses yeux) qui rencontre plusieurs âmes en peine (isabelle Roy, Hubert Proulx, Gwendoline Coté et Alexandre Lavigne) dans un univers labyrinthique qui prend les apparences d’un rêve. Dans la seconde partie l’on suit JJ Houle quitter le Monument national pour se rendre au fleuve en passant par le quartier chinois et le Vieux-Montréal. Tout au long du trajet, je raconte un rêve que j’ai fait et ses implications sur ma vie et les questions qu’il me fait me poser sur mon rapport avec mon corps. Cette narration donne une lecture différente des images vues en première partie et recentre l’œuvre sur des questionnements propres aux identités « Queer et Trans ».
— BIOGRAPHIE

J.J Joule (Mise en scène, 2020) Artiste interdisciplinaire, trans-féminine-non-binaire issue des arts vivants. JJ Houle détient un baccalauréat en études théâtrales de l’UQAM (2018) et un diplôme de mise en scène de l’École nationale de théâtre du Canada (2020).
JJ a signé la mise en scène et l’écriture de CALI (ZH Festival 2019) et la dramaturgie de Quartett solo (théâtre Prospéro 2020). Un peu avant la pandémie, elle a fondé En territoire humain, un programme de médiation artistique communautaire permettant à plusieurs jeunes en condition de marginalisation de la région de Sorel-Tracy d’accéder gratuitement à des manifestations artistiques de pointe tant à Montréal que dans leur maison des jeunes. En 2021, sa performance Ville lumière. Noir remporte le prix Coup de cœur du festival OFFTA. Ce même été, JJ a eu la chance d’assurer l’assistance à la mise en scène du Festival International de la Chanson de Granby. Dans son travail, elle cherche à dépeindre une vision altersexuelle (queer) du monde, donnant la parole à des voix invisibilisées, non pas dans un esprit de revendication directe, mais plutôt d’élargissement des récits collectifs. JJ complète actuellement une maîtrise en théâtre à l’UQAM.