Pavillon St-Denis
Monument-National
Historique
Salle Ludger-Duvernay
Studio Hydro-Québec
La Balustrade
Salle Marie-Vincent
Café
Campus

Monument-National

Le campus de l’École nationale de théâtre se déploie jusqu’au cœur du centre-ville de Montréal avec le Monument-National, édifice centenaire qui appartient à l’École. Situé en plein cœur du Quartier des spectacles, sur la fameuse « Main », tout près du métro Saint-Laurent, le Monument-National, déclaré « bien culturel classé » est l’un des premiers immeubles multifonctionnels construits au Canada. Récemment restauré, le Monument-National compte trois salles de spectacle et ses multiples espaces offrent des possibilités d’aménagements presque illimitées.

Les scènes du Monument-National peuvent accueillir des concerts intimistes autant que des spectacles à grand déploiement. La Salle Ludger-Duvernay est un chef-d’œuvre d’intégration d’une technologie de pointe à un joyau architectural hérité de la fin du XIXe siècle, alors que le Studio Hydro-Québec est un espace à géométrie variable aux lignes épurées et chaleureuses. Au troisième, on retrouve La Balustrade, un théâtre de poche de 55 places, en format cabaret.

D’une facture très contemporaine, le Café Quebecor est un lieu privilégié pour des conférences de presse, des lancements et des réceptions de toutes sortes. La Salle Marie-Vincent permet, quant à elle, d’accueillir des invités dans une ambiance plus intime et classique, que ce soit pour célébrer une première ou tenir une réunion de travail.

Ateliers de formation

On y trouve aussi des ateliers pour la construction des décors, la confection des costumes, la fabrication d’accessoires, la peinture scénique ainsi qu’une grande salle de répétition. C’est là que sont produits et présentés, chaque année, la plupart des exercices publics des finissants.

Le Monument-National est l’un des plus importants lieux de diffusion des arts de la scène à Montréal et au Canada. Lors de sa réfection en 1993, l’École s’est engagée à en faire un complexe servant, à la fois, à des fins d’enseignement et de diffusion des arts de la scène. Ce double mandat constitue un défi stimulant : il amène les étudiants et le personnel de l’ÉNT à côtoyer quotidiennement les producteurs, les artistes et le grand public qui fréquentent ce lieu magique.

Michel Tremblay parle du Monument-National

« Mais je ne peux jamais m’approcher du Monument-National sans m’attarder devant l’entrée, le temps de me rappeler le premier spectacle que j’y ai vu – Les cloches de Corneville, j’avais douze ans et je m’y suis ennuyé à mourir – ou imaginer ce qu’avaient dû représenter les grandes soirées de gala dans les années quarante, à l’époque où cette salle était l’une des plus courues de la ville. Je me suis donc planté sous la marquise, à la recherche d’une petite affiche qui m’aurait appris que les élèves de l’École nationale de théâtre répétaient un exercice public dont j’aurais mémorisé les dates pour ne pas le manquer. J’ai ainsi vu des choses magnifiques et des horreurs sans nom, mais jamais je n’ai regretté ma soirée. Regarder des étudiants en théâtre se jeter dans le vide sans filet est toujours intéressant, même lorsque le résultat est plus ou moins heureux. La ferveur, la sincérité, la passion, tout est exacerbé et on ne peut qu’admirer et même envier ces jeunes artistes qui réalisent enfin leur rêve de monter sur une scène. Et, en l’occurrence, pas n’importe laquelle. J’espère qu’on enseigne à ces jeunes gens l’importance de cette salle, son histoire et l’honneur qui leur est fait en les laissant s’y exprimer. Sans doute. »

Michel Tremblay, Le trou dans le mur, Leméac / Actes Sud

Monument-National